LA BATTUE + MAYA KAMATY

La Battue

En musique, il ne faut jamais se fier aux apparences. Comme lorsque la pop et ses mélodies regorgent en fait de complexité rythmique, d’harmonies et d’arrangements savants. La Battue, c’est un peu cela : un trio qui, sans jamais le renier, masque son désir d’expérimentation derrière une musique lumineuse. Leur second EP, Get Set, Go ! sonne comme une nouvelle étape dans cette recherche sonore audacieuse, héritée des parcours respectifs de ses membres. Car pour qu’un tel projet voie le jour, il faut parfois des vies entières. Celles d’Ellie et Bertrand James, frère et soeur franco-anglais, s’entrecroisent depuis toujours sans jamais s’être réellement confrontées musicalement. Il a fallu des années, des chemins artistiques différents, et la rencontre avec Yurie Hu, musicienne d’origine coréenne, pour que la fratrie s’unisse au sein d’un même groupe. Alors, même si La Battue est officiellement née à Rennes en 2018, c’est en fait la rencontre de longues aspirations musicales qui prend forme ici. D’autant que chaque membre écume les scène françaises et internationales depuis près de dix ans. Ellie au sein des groupes Mermonte ou Bumpkin Island, Bertrand en tant que batteur
de Totorro, et Yurie avec Yachtclub, entre autres. Tous ces projets ont, à leur manière, exploré la complexité des structures, les morceaux linéaires et l’énergie live pour créer. La Battue est
une synthèse de toutes ces racines, unies dans les influences des Beach Boys, de Steve Reich ou de Radiohead.
« Notre école, c’est autant le math-rock que la pop la plus accessible, confient-ils. On aime jouer sur des polyrythmies, faire croire que c’est simple alors que tout est très pensé
collectivement. »
Leur premier projet, Search Party, conviait une esthétique lo-fi surréaliste et un humour british transmis en musique. Mais les temps changent. Sur Get Set, Go ! premier single de l’EP du même nom, c’est une forme de poésie plus élaborée qui retentit. Avec, toujours,
cette batterie libre, ces nappes de synthétiseurs analogiques, et des harmonies qui sonnent comme des exutoires. Un titre qui tranche avec le second morceau envoyé en éclaireur, le langoureux Tamsin Gray. En apparence plus calme et léger, il se transforme pourtant vite en une montée en puissance qui semble inarrêtable, et au sein de laquelle les couches sonores s’ajoutent jusqu’à former une masse libératrice. Comme leur musique, les texte d’Ellie
content l’enfermement, qu’il soit physique ou mental, la quête d’échappatoire, puis la lumière entrevue et l’optimisme.
Car que les choses soient claires : La Battue ne fait pas dans la déprime. Certes, le superbe titre Acrasia, qui traduit les influences de la musique répétitive et d’une forme de transe, est plus sombre et massif. Mais sur Get Set, Go ! transpire avant tout une certaine extase, de celles que l’on retrouve chez Broadcast, Dirty Projectors ou Grizzly Bear.
D’ailleurs, leurs pochettes réalisées par l’artiste italien Daniele Castellano, et qui mettent en scène des animaux presque kitsch grimés en humains, trahissent ce besoin de légèreté et de
dérision qui les anime.
Quoi qu’il en soit, les trois musiciens le disent : « La Battue, c’est notre laboratoire pop, mais c’est aussi notre famille. » Dans tous les sens du terme.

DISCOGRAPHIE
2021 : Get Set, Go ! – EP (Parapente)
2019 : Search Party – EP (Parapente)

LIENS
AFX : www.afx.agency/portfolio/la-battue/
Facebook : www.facebook.com/labattue.music
Instagram : www.instagram.com/labattue.music/
Bandcamp : https://labattue.bandcamp.com/
Soundcloud : https://soundcloud.com/la-battue

CONTACTS
Communication tour : Guillaume Jallut | guillaume@afx.agency

Maya Kamati

Je m’enSovaz !

Comme je l’avais déjà signalé en quittant le santié (1) Papang (2) pour aller me Pandiyé (3) à d’autres branches … j’aime me mettre en danger même si cela me tord le ventre de peur, j’aime cette sensation entre deux équilibres quand je vais explorer d’autres pistes… Je pars, seule, avec mes textes d’abord écrits en créole réunionnais, français et anglais parfois. 

 A La Réunion, j’ai découvert un jeune musicien très présent sur la toile, SSkyron. J’ai eu envie de lui proposer de faire un bout de chemin sur cette corde flottante qu’est la création artistique et il a bien voulu, tel un funambule, me suivre dans mes pérégrinations.

Alors avec lui en co-réalisation et aux arrangements j’ai pris la tangente et j’ai créé Sovaz (4). Je m’enSovaz (5), je me dévête des faux-semblants, je jette tous les oripeaux qui m’encombrent, je balance et dis haut et fort ce que je pense notamment de la place de la femme dans notre société certes matrifocale mais ô combien machiste, de la place de la femme dans l’industrie musicale trustée dans mon île par quelques réseaux bien concentriques et égocentrés…

Ma musique se fait plus syncopée, plus urbaine, mes paroles sont empreintes de la rage ramassée, celle de mes ancêtres mais aussi la mienne puissante, profonde, explosive. J’emprunte, avec inconscience au début, des routes qui ne sont pas les miennes moi qui ai vécu dans les hauts de l’île, dans une campagne où le brouillard dessinait le flou, j’emprunte les codes du béton, de la ville. Je me râpe aux mots, je dérape et ma voix raille les paroles d’habitude tamisées par une douce musique. Ici l’écho est fort et le son bourdonne. Je blute du maloya, de la pop, de l’électro, du rap, je fais ma tambouille musicale comme j’épice mes plats. Pour la mise en espace de Sovaz, je souhaite un visuel déchirant, éclatant de lumière crue et rapide, des images éphémères, de celles qui restent en nous mais dont la vision s’altère au fur et à mesure comme les collages de rue. Je pense au créateur lumière Dimitri Delaunay qui avec sa grande sensibilité et sa connaissance de la musique peut mettre en valeur l’univers de mes chansons.

Sur scène nous serons en formation trio avec, à mes côtés un(e) guitariste et un(e) batteur(se). Nous ferons notre propre cuisine musicale en mitonnant nos sons grâce à l’aide technique précieuse en amont du musicien et formateur Ableton Rémi Cazal. Je suis femme, réunionnaise, conscientisée, engagée et de part ma position d’artiste je tente de porter haut ma parole, mes combats et espère, ce faisant, relayer aussi celle de toutes les opprimées et changer les regards et les attitudes pour un monde plus égalitaire.

Maya Kamaty, femme, artiste, auteure, compositrice, interprète.

15 Octobre 2010

Besançon. La Ronda

Date

Oct 15 2021
Expired!

Heure

20h00

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