LFSM / Aix-en-Provence : VENDREDI SUR MER – EMMA PETERS – TESSAE – SPLEEN MACHINES

23 septembre 2022, Le Pavillon Vendôme, 18h00, 25 €

VENDREDI SUR MER

Depuis le disco-synth pop Premiers Emois (2019), qui l’avait révélée poétique, rose pâle et volontiers Diva, avec des titres tels que Ecoute chéri ou La Femme à la peau bleue, Vendredi sur mer a en effet tout changé – ou presque.

Pour la première fois, la jeune suissesse, habituée à composer ses titres dans la chambre calfeutrée d’une maison normande s’est essayée à l’immédiateté et à l’énergie de l’écriture studio. Octobre 2020. Dans la foulée d’un premier confinement éprouvant, passée seule, elle s’enferme pour une session d’enregistrement avec le producteur techno Sam Tiba (Club Cheval, Bromance, Zola, 13 Block). « Il a joué une ballade et à la fin de la journée, on avait enregistré

« Comment tu vas finir ». Un titre humide et sexuel, de house languide, dans la plus pure tradition de la jack ’in house de Chicago. Calibré pour la scène, la liesse, il donne une des grandes directions de ce disque dansant, motivé par l’envie de s’ouvrir aux autres. « J’ai aimé commencer par un titre un peu cul, un peu cru. Cela m’a complètement libérée », poursuit-t-elle. Vendredi-sur-mer se laisse griser par le plaisir de la mélodie et chante tout haut son désir.

Rejointe tour à tour par Myd, Canblaster, Saint DX, Owlle, Joseph Schiano Di Lombo, Dune, Nit, Appollo Noir et bien sûr Sam Tiba, elle y a composé les douze titres qui forment aujourd’hui Métamorphose. Le résultat : un disque plus cru, plus brut, plus adulte aussi. Les émotions y sont fortes, complexes, tour à tour sexuelles, provocantes, empreintes de noirceur, d’opacité ou de déceptions. En douze titres écrits le plus souvent à la première personne,

Fort de tous ces contrastes, le disque forme un kaléidoscope passionné et attachant : Le portrait d’une jeune femme d’aujourd’hui qui parle avec sincérité de ses désirs, de ses failles, de ses vulnérabilités aussi. Femme-sujet, avant tout.

 

EMMA PETERS

Emma Peters vient d’avoir 25 ans et elle chante ce qu’elle vit. Écriture spontanée, sans prise de tête, qui vient des tripes et du cœur. Avec Dimanche, son premier album qu’elle a écrit et composé toute seule dans sa chambre. Retour sur une chanteuse qui vient de loin pour imposer sa voix.

Emma a grandi à Senlis. Famille mélomane et tradi. Ouverte sur le monde et les bonnes ondes. Ses parents vont à la messe et mettent la musique à fond dans la voiture. « Un moment sacré, où personne ne parle, chacun écoute, concentré. » Véronique Sanson, Michel Berger, coté mère. Mc Solaar, Camille, côté père. À sept ans, elle commence la guitare. Précoce et passionnée, elle s’essaye aux reprises. Soul, hip hop et même Claude François : tout passe par le prisme de sa voix. Mais Emma est l’ainée de quatre enfants. Il faut montrer l’exemple, faire passer les études avant la musique : d’abord monter à Paris, puis Londres. Elle continue, en perfectionniste, chaque jour, à répéter dans son coin, « pour ne surtout pas perdre tout ce que j’ai appris. » En 2016, elle créée sa chaine YouTube. Avec sa première paye de stage, elle va s’acheter un micro. Empile son portable sur des boites à chaussure. Apprend toute seule, avec des tutos. Elle commence à poster une de ses covers le dimanche. D’abord « Clandestina », puis « Trop beau. » Mille vues, dix mille, cent mille… Même sa mère n’y croit pas. Le dimanche devient son jour préféré. Son petit rituel sacré : elle partage et sa voix, sans promo ni affiche dans le métro, parcourt le monde entier. Jusqu’en Russie, des DJ lui proposent des remix. Le remix de sa cover de Clandestina en est à 40 millions de streams sur Spotify.

Depuis plus d’un an, Emma écrit et compose. Inonde de ses morceaux Julio Masidi et Maxime le Guil qui produisent un EP, Le temps passe, puis l’album pour le label Local. Emma veut dire tout haut ce qu’elle a tout au fond. Avec la même force simple et directe qui a fait le succès de ses reprises. Elle raconte ses nuits, ses folies, ses peurs, ses peines de cœur. Du réel pris à la jeunesse d’aujourd’hui. « Tout ce que je dis est vrai » jure Emma qui n’a même pas besoin de promettre. En l’écoutant : on la croit. Emma quitte sa chambre pour de bon, découvre les scènes, les salles pleines, la vie de tournée. Elle ne chante plus solo devant sa caméra mais en groupe devant un public. Le trac des débuts se change vite en plaisir. Elle prend confiance, aime ces moments d’échanges purs avec les gens. À son côté, un groupe mais aussi, toujours, sa famille. Sa sœur, Marie-Lou, 20 ans, fait les chœurs. Emma confesse : « On se connaît par cœur, c’est facile… » Plus facile, sûrement, pour faire les premières parties d’artistes qu’elle admire : Clara Luciani, Ben Mazué qui lui a écrit la chanson « Allez Salut » pour l’album, ou Camelia Jordana qu’Emma suit depuis la Nouvelle Star et qui l’a choisie pour commencer ses concerts à la Salle Pleyel. Emma chante même lors d’une émission télé devant son idole, Véronique Sanson. Elle apprend à lâcher prise, à créer son show. Donne un titre, Traversée, pour la compilation du label Molitor. Emma ne cesse d’engranger de l’expérience pour mieux préparer la sortie de Dimanche, le tant attendu premier album. Et comme une évidence, pour la pochette, Emma pose en famille, avec ses deux sœurs et son frère. Chez eux, à Senlis. Prise au naturel. Judicieux rappel : Emma, de sa chambre aux plus grandes salles, ne change pas. Elle reste toujours elle-même. Spontanée, vive, drôle. Et entière… comme sa voix.

 

TESSAE

Après 20M de streams & 10M de vues cumulés, TESSÆ marque son virage vers la pop avec son premier album Sérendipité réalisé par Prinzly (Damso), Sérendipité retrace les mots et maux de la Gen Z, à qui l’avenir sourit et pourtant est désabusée par la réalité du monde d’aujourd’hui. Sérendipité est peut-être donc l’heureuse découverte dont a besoin cette jeunesse pour avancer. ‘Tout va bien” voilà le leitmotiv de TESSÆ, portant un album d’espoir plus que jamais ancré dans un monde complexe.

 

SPLEEN MACHINES

Enfant illégitime de Björk et Kate Bush, Spleen Machines n’a peur de presque rien, surtout lorsqu’il s’agit de créer. L’entité est formée par Arnaud et Laurie, tous deux compositeurs. Ensemble, ils sèment les fragments d’une fresque onirique hantée et fantasmagorique.

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